2-30-10. H. Poincaré to Heinrich Hertz

[Ca. 29.11.1890]

Mon cher Collègue,

Les orbites périodiques seraient très faciles à dessiner ; j’ajoute qu’il en serait de même de chaque orbite doublement asymptotique ; la difficulté n’existe que pour la solution générale ; mais on peut se rendre compte de la grandeur de cette difficulté en voyant comme les orbites que l’on peut tracer s’enchevêtrent les unes dans les autres d’une manière de plus en plus compliquées.

D’après M. Joubert que j’ai vu l’autre jour, on pourrait observer avec le grand excitateur et un résonateur rectiligne des étincelles de l’autre côté d’un mur de zinc de 1/2 millimètre d’épaisseur 4 mètres de haut, 8 mètres de large.11Jules Joubert (1834–1910), professeur de physique au collège Rollin (Paris). A propos de la diffraction des ondes hertziennes, voir l’introduction de la correspondance entre Poincaré et Arnold Sommerfeld, et les notes de la correspondance entre Poincaré et David Hilbert (§§ 4-44-7, 4-44-8). Il semble qu’on ne puisse expliquer cela que par la diffraction.22Poincaré reprend ce fait (Poincaré 1891, 257) sans s’engager davantage dans son explication. Qu’en pensez-vous ?

Vous n’avez n’est ce pas jamais rien observé de semblable.

Votre bien dévoué Collègue,

Poincaré

ALS 2p. HS 02999, Archiv, Deutsches Museum München.

Time-stamp: "27.05.2016 01:48"

Références