1-1-53. Gösta Mittag-Leffler to H. Poincaré

Stockholm 23/4 188611Cette lettre est recopiée par un copiste. Outre l’original, on dispose du brouillon (Brefkoncept 683).

Mon cher ami,

Agréez l’expression de ma profonde reconnaissance de l’envoi de votre dernier mémoire.22Voir § 52. J’aurai maintenant quelques jours de liberté pendant les pâques et je me promets beaucoup de plaisir de l’étude de votre travail.

Il me fait bien de la peine d’apprendre que vous avez été malade mais j’espère que votre santé sera bientôt rétablie. Ne viendrez vous pas me voir cet été ici en Suède. Je serai quelque part dans nos montagnes.

Madame Kowalevski me prie de vous saluer beaucoup. Elle viendra à Paris vers la fin du mois de Mai et elle se réjouit beaucoup de la pensée de vous y voir.33Kovalevskaia n’avait contacté personne au début de son séjour. Aussi, dans sa lettre du 9 juin 1886, Hermite s’inquiète-t-il de la disparition de Kovalevskaia : De Madame Kowalevski, aucune nouvelle à vous donner, je ne l’ai pas vue, rien ne m’a appris qu’elle soit, comme vous le dites, arrivée à Paris. (Dugac 1985, 124) De même, Duhem cherche à rencontrer Kovalevskaia : Monsieur,
Je remercie Monsieur Mittag-Leffler et je vous remercie de la réponse si obligeante que vous avez bien voulu m’envoyer. Je pense que Madame Kowalevski n’est pas encore à Paris, car ni M. Picard, ni M. Hermite, ni aucun autre professeur ne l’a vu jusqu’ici. Mais aussitôt que Madame Kowalevski sera arrivée et que je connaîtrai son adresse, je m’empresserai de lui soumettre mon travail.
Agréez, Monsieur, mes plus respectueux hommages.
Duhem
P.S. Si Madame Kowalevski se trouvait en réalité actuellement à Paris, je vous serais bien reconnaissant de me faire connaître son adresse, s’il vous est possible de l’apprendre. (Lettre de Duhem à Eneström datée du 11 juin 1886 — CHS)
Dans sa lettre adressée à Eneström le 22 juin (CHS), Duhem confirme la présence de Kovalevskaia à Paris.

Madame Mittag-Leffler me prie de la rappeler au bon souvenir de Madame Poincaré et moi je vous prie de présenter aussi mes hommages respectueux et d’agréer vous-même l’expression de mon amitié sincère.

G. Mittag-Leffler

ALS 1p. Mittag-Leffler Archives, Djursholm.

Références