1-1-236. Gösta Mittag-Leffler to H. Poincaré

Djursholm le 27 Décembre11On dispose en outre du tapuscrit d’une copie carbone et du brouillon de cette lettre (Brefkoncept 4336).

Mon cher ami,

Le roi Gustaf m’a chargé de vous faire parvenir sa reconnaissance des expressions de sympathie et de douleur que vous lui avez fait parvenir par mon intermédiaire à l’occasion de la mort de son père le roi Oscar.

Nous verrons-nous à Rome ce printemps ?22Mittag-Leffler fait allusion au 4e congrès international des mathématiciens, tenu du 6 au 11 avril à Rome. Mittag-Leffler et Poincaré faisaient partie du comité international du congrès. Poincaré y prononce une conférence sur l’avenir des mathématiques (Poincaré 1908, 1909) et Mittag-Leffler (1909)sur la représentations arithmétique des fonctions analytiques. Poincaré répond dans une lettre non datée à l’invitation de Volterra : Mon cher Collègue,
Vous pouvez dire à ceux de vos collègues qui ont bien voulu m’offrir de faire partie du Comité pour le Congrès de Rome que je regarde cette offre comme un très grand honneur et que je l’accepte avec grand plaisir.
Votre bien dévoué collègue,
Poincaré
(Poincaré à Volterra, ca. 1907, § 2-58-7)
De plus, Poincaré était membre avec Nœther et Segre (qui était le rapporteur) du jury du concours international pour la médaille Guccia dont le sujet était de faire faire un progrès essentiel à la théorie des courbes algébriques. Le lauréat fut Severi avec un mémoire sur les courbes gauches de direction. Poincaré écrit plusieurs fois à ce sujet à Guccia : [..] J’ai écrit à Nöther et à Segre au sujet de la médaille. Notre tâche est facilitée par les circonstances. Un des mémoires est intéressant mais il a été exclu comme arrivé trop tard et il ne se rapporte pas à la question. Deux autres ne contiennent que des résultats peu importants et ne se rattachent guère non plus à la question posée.
Il ne reste donc que le mémoire N°1 qui n’est pas tout à fait ce que j’avais rêvé, mais qui pourrait aller. (Poincaré à Guccia, 03.10.1907, AHP)
Je me mettrai prochainement au travail pour ma conférence de Rome, j’ai commencé à en réduire les éléments.
En ce qui concerne la médaille, j’ai écrit hier à Segre, mais nous ne sommes pas encore arrivés à une solution définitive. Je serais heureux de savoir à propos dans quelles conditions le prix pourrait être partagé.
Si le prix doit consister principalement en une somme d’argent, le partage serait facile.
S’il doit être intégralement sous la forme d’une médaille le partage serait impossible. Cela peut influer sur notre décision ; dans le cas où on se déciderait au partage, il demeure bien entendu qu’on l’appliquerait soit à un travail fait en commun, soit à des travaux poursuivis par deux personnes non pas précisément en commun, mais simultanément et de telle façon qu’il soit difficile de séparer la part de chacun. (Poincaré à Guccia, 04.12.1907, AHP)

A vous de cœur

Mittag-Leffler

TLS 1p. Private collection, Paris 75017.

Time-stamp: "19.03.2015 01:53"

Références