H. Poincaré to Raoul de Saint-Arroman

[Ca. 28.10.1901]11Le manuscrit porte une annotation de main inconnue : “Reçu le 28 8bre”.

Cher Monsieur,

Je reçois de Londres la lettre suivante :

J’ai mis votre lettre sous les yeux du Comité Exécutif et vous avez vu que le Comité est d’accord avec vous sur vos 1er et 2d points (1).

Sur votre 3° point (2), le comité incline à penser qu’il pourrait y avoir difficulté à limiter la vente à un seul agent chargé spécialement de chaque pays, principalement parce qu’on ne voit pas comment on pourrait empêcher les libraires anglais de livrer à des particuliers en France des volumes du catalogue.

Aucune décision n’a été prise à cet égard et la question sera mise à l’ordre du jour de la réunion du 18 novembre et je serais très heureux si vous vouliez bien exprimer votre opinion sur ce point avant cette date.

J’estime que la question à envisager est si c’est ou non l’avantage du catalogue de placer la vente en France dans les mains d’un agent unique.

Il est à peine besoin de dire que dans ce cas il serait nécessaire pour cet agent d’avoir un dépôt suffisant pour faire face immédiatement à tous les ordres qu’il pourrait recevoir de Paris ou de la province (3).

En ce qui concerne votre 4° point; autant que je comprends, le prix du transport de Londres à Paris est compris dans les 17 livres; mais vous auriez à votre charge les frais de douane et d’octroi; probablement vous trouveriez le moyen de vous en faire exempter.

Votre bien sincèrement dévoué,

Poincaré

(1) Question des Abstracts - Mention du nom de l’éditeur sur les fiches des ouvrages isolés.
(2) Conditions de la vente libre.
(3) On ne répond pas sur la question du droit que les libraires auraient de vendre au dessus de 18 livres.

ALS 3p. Archives Nationales, F/17/17161.

Last edit: 19.10.2010